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La bourse de Paris à l’heure du grand choix

Selon l’institut de conjoncture allemand ZEW, le sentiment économique des analystes financiers et investisseurs institutionnels en Allemagne s’est amélioré courant octobre, pour le deuxième mois consécutif.

L’indice ZEW est ressorti à -11,5 après -18,2 le mois dernier. Il dépasse les attentes des économistes qui n’escomptaient en moyenne qu’un retour sur -15.

Bien sûr, le sentiment se situe toujours largement en zone négative et sous sa moyenne historique de long terme (tracé horizontal en bleu ci-dessous), mais l’inflexion à la hausse se confirme un peu plus et prend racine à un niveau bien supérieur à celui enregistré l’an passé au sortir d’un été très éprouvant en zone euro.

L’une des lectures qui peut être faite de cet indicateur, sans aller jusqu’à évoquer un quelconque aspect positif à ce stade, est que les investisseurs allemands éprouvent des risques baissiers moins forts.

Côté américain, la saison des publications des résultats des sociétés du S&P500 se poursuit sans grande déconvenue ni grand enthousiasme.

La petite centaine de sociétés qui ont divulgué à ce jour leurs résultats sont à un peu plus des 2/3 au-delà des attentes ce qui replacent pour l’instant, contrairement à la semaine passée, ces publications dans la moyenne des 4 derniers trimestres.

Toutefois, il s’agit pour l’heure de l’un des moins bons démarrages depuis 2008/2009.
Sur le front de l’emploi, les statistiques hebdomadaires des nouvelles inscriptions au chômage se sont envolées à la hausse pour la semaine du 13 octobre, contrairement à celle du 6 octobre. A 388 000 contre 342 000, la hausse est significative et démontre une nouvelle fois l’importance de prendre du recul sur l’évolution de l’économie américaine.

Après nos 2 derniers points de marché hebdomadaires consacrés en bonne partie à décrypter la situation réelle du marché de l’emploi, voici ci-dessous, 4 données économiques majeures de la première économie mondiale à l’avant-veille de l’élection présidentielle.

En synthèse, l’amélioration est là mais le retour à la situation qui prévalait avant la crise, en 2006-2008, n’est pas encore atteinte.

La production industrielle, les revenus réels (une fois l’inflation retranchée), l’emploi et les ventes au détail réelles sont toujours sous leurs pics atteints il y a 4 à 6 ans de cela. La convalescence se prolonge.

Pour la semaine qui s’ouvre, l’attention se portera avec une priorité absolue sur l’évolution graphique du CAC40 qui est à la croisée des chemins.
L’indice est revenu, comme le montre le graphique historique suivant, au contact de sa résistance baissière majeure en place depuis les plus hauts de 2007.

La tendance de fond est toujours baissière. Du franchissement de 3600 points va dépendre la poursuite de la hausse au sein du canal ascendant moyen terme, sachant que la cible aux alentours de 3900 points reste le point de passage obligé pour invalider le gap de rupture hebdomadaire de juillet 2011. En cas de franchissement donc, le CAC40 retrouverait simplement une tendance neutre à long terme car il serait toujours coiffé par cette importante zone qui a consacré l’entrée dans la crise de la dette en zone euro comme le gap hebdomadaire de janvier 2008 consacrait en son temps l’avènement de la crise financière.

Le fort rebond de la semaine passée n’est pas encore de nature à invalider la formation graphique de sommet qui se développe depuis la mi-août (voir courbe suivante en orange)

Pour bien cerner la configuration du CAC40 pour la semaine qui s’ouvre, il convient d’avoir bien en tête ce panorama du CAC40, ce qui potentiellement peut engager des mouvements directionnels d’une très grande ampleur et très rapides.

La capacité latente du marché à produire des mouvements violents comme précisé en conclusion de notre dernier point de marché hebdomadaire, s’est clairement révélée la semaine passée avec un bond de 4,5% au sommet et de 3,41% en clôture vendredi 19.

Le contre haussier contre lequel il convenait de se prémunir compte tenu de la présence d’un double bottom dans le voisinage de 3350 points et en cas de franchissement de l’oblique baissière (en rouge et en pointillés ci-dessous) est pleinement au rendez-vous avec un dépassement de 3474 points qui a projeté le CAC40 sur 3540 points sur la résistance suivante à 2 points près.

-5 % il y a 4 semaines, +4,5% la semaine passée, le marché montre donc bien sa capacité à vider les carnets d’ordres dans un sens comme dans l’autre et à nettoyer tantôt acheteurs et vendeurs. Compte tenu des configurations moyen et long terme vues plus haut, cette caractéristique actuelle pourrait encore s’accroître. Etat de panique à suivre ? (Sur désertion quasi totale de l’un des 2 camps ?)

Dans l’immédiat, le rebond amoindrit la force de l’alerte baissière mais la persistance de l’îlot de renversement perpétue la pré-alerte baissière qu’il avait engendrée. Les vendeurs restent maîtres sous 3540 et 3555 points.

A l’heure de la clôture de Wall Street, le CAC40 affichait d’ailleurs (hors séance) 3474-3480, de retour sur l’ancien gap journalier du 26/09/2012.

Ce n’est toutefois que sous 3444-3420 que le risque de rechute apparaît le plus important.

Gilles Caye



Gilles Caye
l'analyse de la semaine

Chaque semaine, je reviens sur les
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17/12/2012
Gilles CAYE, diplômé de l'ESSCA et de l'Université de Dublin, a été banquier pendant 11 ans au CIC. Il est également écrivain et auteur de l'ouvrage « j'apprends la bourse à ma mère » et du blog Apprendre la bourse.